Journée portes ouvertes à Munster · Samedi 7 novembre, 10h–17h

Urbanisme

Studio de jardin : déclaration préalable ou permis de construire ?

Auteur :
Lars Herbillon
Publié le :
Studio de jardin Hoummi à bardage bois et grande baie vitrée, posé sur une pelouse devant une maison existante

Un studio de jardin indépendant de la maison demande une déclaration préalable lorsqu'il crée plus de 5 m² et au plus 20 m² d'emprise au sol ou de surface de plancher, et un permis de construire au-delà de 20 m². La règle des 40 m² ne le concerne pas : elle vise les extensions d'une construction existante en zone urbaine d'un PLU. Le PLU de votre commune ne change pas ces seuils nationaux, mais il fixe l'implantation, la hauteur, l'aspect et l'emprise autorisés.

Quelle différence entre emprise au sol et surface de plancher ?

Ce sont deux mesures différentes, et la formalité dépend des deux à la fois.

L'emprise au sol est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. On la mesure donc à l'extérieur des murs. Les débords de toiture qui ne reposent sur aucun poteau en sont exclus, comme une terrasse de plain-pied sans fondations profondes.

La surface de plancher est la somme des surfaces closes et couvertes dont la hauteur sous plafond dépasse 1,80 m, mesurées à l'intérieur des murs. On en déduit notamment l'épaisseur des isolants, les trémies d'escalier et les parties basses sous 1,80 m.

Sur un studio de plain-pied, l'emprise au sol dépasse la surface habitable annoncée par le fabricant, puisque l'épaisseur des murs y entre. Un module affiché sous 20 m² habitables peut donc dépasser 20 m² d'emprise.

Quelle autorisation pour un studio de jardin selon sa surface ?

Le code de l'urbanisme traite un studio séparé de la maison comme une construction nouvelle (articles R421-1, R421-2, R421-9 et R421-11). Pour une construction de 12 m de haut au plus, la règle est la suivante.

Surface créée (emprise au sol ou surface de plancher)Cas généralSecteur protégé
Jusqu'à 5 m²Aucune formalitéDéclaration préalable
Plus de 5 m² et jusqu'à 20 m²Déclaration préalableDéclaration préalable
Plus de 20 m²Permis de construirePermis de construire

Les deux mesures sont lues ensemble : il suffit que l'emprise au sol ou la surface de plancher dépasse 20 m² pour que le permis soit exigé. Pour un studio, le formulaire à utiliser est celui du permis de construire d'une maison individuelle et de ses annexes.

La règle des 40 m² s'applique-t-elle à un studio de jardin ?

Non, sauf s'il est rattaché à la maison. L'article R421-14 du code de l'urbanisme porte sur les travaux exécutés sur une construction existante. Dans une zone urbaine d'un PLU, une extension relève de la déclaration préalable jusqu'à 40 m², et du permis au-delà.

Cette souplesse a une limite : entre 20 et 40 m², le permis redevient obligatoire si l'extension porte la surface de plancher totale du bâtiment au-delà de 150 m². Hors zone urbaine, ou dans une commune sans PLU, le seuil de l'extension reste fixé à 20 m².

Un studio posé au fond du jardin, sans lien physique avec la maison, n'est pas une extension. Lorsqu'il est accolé et communique avec elle, le service public indique que le PLU peut le traiter comme une construction nouvelle ou comme une extension : c'est la mairie qui tranche.

Quand faut-il passer par un architecte ?

Un particulier qui construit pour lui-même est dispensé d'architecte tant que la surface de plancher ne dépasse pas 150 m² (article R431-2 du code de l'urbanisme). Pour un studio indépendant de moins de 50 m², ce seuil n'est pas atteint. Pour une extension, en revanche, on additionne la surface existante de la maison et la surface créée : c'est le total qui compte.

Que change un secteur protégé ou l'avis de l'architecte des Bâtiments de France ?

Les secteurs protégés regroupent notamment les sites patrimoniaux remarquables, les abords des monuments historiques et les sites classés. Trois conséquences pour un studio de jardin :

  • la dispense sous 5 m² disparaît, et toute construction jusqu'à 20 m² passe par une déclaration préalable ;
  • le délai d'instruction est allongé d'un mois ;
  • l'architecte des Bâtiments de France est consulté ; dans un site patrimonial remarquable ou aux abords d'un monument historique, son accord est requis et peut s'accompagner de prescriptions sur les matériaux, les teintes ou l'implantation.

Aux abords d'un monument historique, cet accord est requis pour tous les travaux situés dans un périmètre délimité des abords. En l'absence d'un tel périmètre, il ne l'est que pour les projets situés à moins de 500 m du monument et visibles depuis lui ou en même temps que lui. Seule la mairie peut vous dire si votre terrain est concerné.

Combien de temps dure l'instruction, et quand peut-on commencer les travaux ?

Le délai court à partir du dépôt d'un dossier complet :

  • déclaration préalable : 1 mois, porté à 2 mois en secteur protégé ;
  • permis de construire d'une maison individuelle ou de ses annexes : 2 mois, porté à 3 mois en secteur protégé.

La mairie dispose d'un mois après le dépôt pour réclamer des pièces manquantes ; vous avez alors trois mois pour les fournir. Sans réponse à la fin du délai d'instruction, l'autorisation est acquise tacitement.

Dès la décision obtenue, un panneau de plus de 80 cm doit être affiché sur le terrain, lisible depuis la voie publique, pendant toute la durée du chantier. Il fait courir le délai de recours des tiers : deux mois à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage. Un voisin qui conteste doit notifier son recours à la mairie et au bénéficiaire dans les quinze jours. Commencer les travaux est possible dès l'autorisation, mais attendre la fin de ce délai de recours est la prudence d'usage.

Quelles règles du PLU lire avant de déposer ?

Les seuils de surface et les délais sont nationaux. Ce qui rend un studio de jardin acceptable ou non sur une parcelle donnée se lit dans le règlement de la zone du PLU. Quatre rubriques méritent une lecture attentive :

  • l'implantation : recul par rapport à la voie et aux limites séparatives, souvent avec des règles propres aux annexes ;
  • la hauteur : hauteur maximale, parfois plus basse pour une annexe que pour l'habitation ;
  • l'aspect extérieur : type de toiture, pente, matériaux et teintes de façade, clôtures ;
  • l'emprise au sol : coefficient maximal à l'échelle de la parcelle, qui additionne la maison, le garage, la piscine et le futur studio.

Dans une commune sans PLU, soumise au règlement national d'urbanisme, l'article R111-17 impose de construire soit en limite de propriété, soit à une distance au moins égale à la moitié de la différence de hauteur, sans descendre sous 3 m.

Quelles taxes et quelles déclarations après les travaux ?

Toute construction close et couverte de plus de 5 m² entre dans l'assiette de la taxe d'aménagement. Son montant dépend de la surface taxable et des taux votés par la commune et le département. Un abattement de 50 % s'applique sur les 100 premiers mètres carrés d'une résidence principale et de ses annexes. Les communes peuvent exonérer en tout ou partie les abris de jardin de 20 m² au plus ; la qualification d'un studio aménagé au regard de cette exonération se vérifie auprès de la mairie.

Deux déclarations sont à faire dans les 90 jours suivant l'achèvement des travaux, depuis l'espace « Gérer mes biens immobiliers » du site impots.gouv.fr : l'une pour la taxe d'aménagement, l'autre pour la taxe foncière, dont la base évolue avec la nouvelle surface.

Un studio habitable : raccordements, assainissement et destination

Un bureau ou un atelier se contente souvent d'une alimentation électrique. Un studio avec salle d'eau pose trois questions supplémentaires.

Les eaux usées. Le raccordement au réseau public est obligatoire lorsque le bâtiment y a accès. À défaut, la construction doit être équipée d'un assainissement non collectif, contrôlé par le service public d'assainissement non collectif (SPANC). Le dossier de permis de construire doit alors comporter l'attestation de conformité du projet délivrée par ce service.

La destination. Le code de l'urbanisme considère qu'un local accessoire a la même destination que le local principal (article R151-29). Un studio qui sert de chambre d'amis ou de bureau à la famille suit donc la maison. S'il devient un logement à part entière, destiné à la location par exemple, le PLU peut lui appliquer les règles propres aux logements, en matière de stationnement notamment. Ce point se règle avec le service instructeur, avant le dépôt.

Les réseaux. L'eau, l'électricité et les eaux usées supposent des tranchées dont le tracé figure sur le plan de masse. Un module autonome en eau et en énergie en réduit le nombre, dans la limite de ce que le PLU autorise. Les solutions d'assainissement autonome sont détaillées sur notre fiche technique.

Ce que dit la loi, ce que décide votre commune

Relèvent du droit national : les seuils de 5, 20, 40 et 150 m², la définition des surfaces, les délais d'instruction, l'affichage, le délai de recours et la taxe d'aménagement dans son principe. Relèvent de la commune : le zonage, les règles d'implantation, de hauteur, d'aspect et d'emprise, la qualification d'une annexe accolée, les taux et exonérations de la taxe, et l'existence d'un secteur protégé autour de votre terrain.

Ce que propose Hoummi

Hoummi fabrique dans son atelier de Munster des studios de jardin en ossature bois, en neuf surfaces de 7,5 à 49,5 m². Les surfaces annoncées sont habitables au sens de la loi Carrez ; la formalité se détermine sur la surface créée, et nous la vérifions avec vous. Posé sur pieux vissés, considérés comme de vraies fondations au sens du code de la construction et de l'habitation, le studio relève du régime classique de la construction. Pour un projet sans permis de construire, la Tiny House sur châssis routier reste une résidence mobile tant qu'elle garde ses roues, avec ses propres règles.

Nous vérifions la faisabilité au regard du PLU avant la commande, et nous vous accompagnons gracieusement dans le dépôt de la déclaration préalable ou du permis de construire. Trente minutes suffisent à faire le tour de l'urbanisme, des délais et du terrain : prenez rendez-vous.

Questions fréquentes

Un studio de jardin démontable est-il dispensé d'autorisation ?

Non. Le caractère démontable ne change pas la formalité : seules les constructions implantées pour trois mois au plus sont dispensées, et cette durée tombe à quinze jours en secteur protégé (article R421-5 du code de l'urbanisme). Un studio installé à demeure relève donc de la déclaration préalable ou du permis de construire selon sa surface.

Une mezzanine compte-t-elle dans la surface de plancher ?

Oui, pour la partie dont la hauteur sous plafond dépasse 1,80 m. Une mezzanine n'ajoute en revanche rien à l'emprise au sol, puisqu'elle reste à l'intérieur du volume. Elle peut donc faire passer un studio au-delà de 20 m² de surface de plancher alors que son emprise reste en deçà.

Combien de temps une déclaration préalable ou un permis reste-t-il valable ?

Trois ans. L'autorisation est périmée si les travaux ne commencent pas dans ce délai, ou s'ils sont ensuite interrompus plus d'un an. Elle peut être prolongée deux fois d'un an, à condition d'en faire la demande au moins deux mois avant l'échéance et que les règles d'urbanisme n'aient pas changé.

Que faire si la mairie s'oppose au projet ?

Vous disposez d'un mois pour un recours gracieux auprès du maire et de deux mois pour saisir le juge administratif, à compter de la notification du refus. Lorsque le refus repose sur un avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, un recours administratif préalable auprès du préfet de région est obligatoire avant le juge.

Sources

Parlons de votre projet

Prenez rendez-vous directement dans mon agenda pour une consultation gratuite de 30 minutes. Nous pourrons discuter d'urbanisme, de réglementations techniques, de coûts, de délais et de plans. Ensemble, éclaircissons chaque aspect de votre projet pour le mener à bien. Hoummi n'aura bientôt plus aucun secret pour vous !

Réserver un créneau

Ces articles pourraient vous plaire